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Le 6 juin 1944 – Le débarquement en Normandie – The D-Day

2009 juin 11

« Apocalypse – La deuxième guerre mondiale »

Si vous êtes intéressés par la 2ème guerre mondiale et ses différentes étapes je vous conseille cette excellente série de 6 épisodes

(chaque épisode décomposé en 3 vidéos + les textes en français – possibilité de les voir en anglais aussi)

Episode sur le débarquement en Normandie (et autres épisodes) cliquez !

Voir 3 vidéos d’une émission télé « C’est pas sorcier » sur le détail de l’opération militaire cliquez là !

Mon but en écrivant cet article est de faire un grossier résumé de ce qui s’est passé à cette période. Pour ce faire je me suis, bien sûr, aidée de divers sites dont certains que je vous recommande pour trouver tout ce que vous cherchez à ce sujet.

Je vous conseille de regarder le 6ème épisode de « Apocalypse – la 2ème guerre mondiale » ICI ! sur la fin de la guerre avec le débarquement en Normandie et aussi la libération de l’Europe et la fin de la guerre avec le Japon (5 autres épisodes sur les différentes étapes de cette guerre meurtrière).

Les vidéos des archives INA // Normandie Mémoire.com // DDay overlord.com

Montage sur le film « Le jour le plus long » ou « The longest day » (1962)
de Ken Annakin, Andrew Marton, Bernhard Wicki

La bataille de Normandie s’est déroulée en France du mois de Juin au mois de Août 1944. C’est la plus grande armada (déploiement logistique) de tous les temps. Une gigantesque opération nommée « Overlord » qui va mener à la libération de l’Europe et à l’armistice du 8 Mai 1945.

En Juin 1944, L’Allemagne commence à reculer sur le front russe. Depuis plusieurs mois, les Alliés réfléchissent à l’ouverture d’un front à l’ouest (ce que réclame Staline depuis 1942) qui permettrait de refouler les Allemands et de libérer l’Europe du nazisme (le frond italien étant considéré comme trop lent).

Plusieurs solutions sont étudiées. Les Pays-Bas : trop de zones inondables. La Belgique : les courants marins sont trop forts, la région de Bretagne en France (ouest) : trop loin des côtes anglaises… Alors, ce sera la Normandie (Winston Churchill est d’ailleurs persuadé que c’est là qu’il faut ouvrir le front).

Oui, on peut faire la guerre avec des chars en caoutchouc !

Les Allemands, eux, pensent que s’il y a une attaque, elle viendra par le nord de la France, au plus proche des côtes anglaises. Ils ont de quoi penser cela car les Alliés vont leur faire croire qu’ils se préparent à l’assaut dans cette zone là en lançant l’opération Fortitude. Des tanks gonflables, des canons en bois, des faux navires de guerre…vont être exposés pour tromper l’aviation de reconnaissance allemande. Et ça marche ! Les Allemands du côté du « mur de l’Atlantique » (l’artillerie lourde allemande déployée sur les côtes françaises est beaucoup plus importante sur les côtes au nord de la France) se préparent eux aussi de leur côté (mais pas vraiment du bon côté!)

Docu-fiction américain avec images d’archives (1h30)

Les troupes alliées en Angleterre se préparent et s’entraînent.

La Résistance Française (à ce moment assez bien organisée) sait que le débarquement est imminent et attend le feu vert pour agir. Le feu vert étant un message codé devant passer sur les ondes de Radio Londres « les sanglots longs des violons… » (on peut l’entendre dans la vidéo ci-dessus)

Après plusieurs hésitations et faux départ à cause du temps exécrable, le Général Eisenhower (Commandant en chef des forces alliées en Europe) lance l’action Overlord dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 par ces quelques mots célèbres et simples « Ok, let’s go ».

Plus de 3 millions de soldats vont traverser la Manche à partir du 6 Juin et les semaines suivantes et débarquer sur les plages (5 plages – sur une largeur de 80 km). Le 6 Juin, ce sont 130000 hommes qui vont affronter le « mur de l’Atlantique », principalement, américains, britanniques, canadiens. Mais aussi d’autres forces alliées en moins grand nombre : des troupes polonaises, belges, tchécoslovaques, danoises, grecques, néerlandaises, norvégiennes et françaises.

Je vous laisse regarder cette page de chiffres de l’opération « Neptune » (1ère phase du plan Overlord) nom spécifique donnée à l’opération navale et aéroportée ce 6 Juin 1944. Les différentes divisions et forces en présence face à face, sur terre et sur mer ou air.

Film américain en couleur sur le débarquement des troupes

- L’opération débute par un envoi de 3460 avions bombardiers lourds et 1650 bombardiers légers et moyens chargés de bombarder les lignes ennemies en territoire français, et leurs matériels capables d’endommager les bâtiments de guerre lors du débarquement. Mais les conditions météo ne sont pas bonnes et certains endroits de la côte ne sont pas bien « préparés » pour le débarquement des milliers de soldats comme sur Omaha beach presque pas touchée ; les aviateurs ayant du renoncer à bombarder certaines zones. Autant dire que les soldats qui vont débarquer quelques heures plus tard n’auront pas les meilleures conditions dans ces zones oubliées des bombardements et seront une cible bien facile pour les Allemands.


« La bataille du rail » film français de René Clément (1945) sur l’aide organisée des Résistants français aux troupes alliées

- Les actes des résistants français en liaison avec les alliés aussi vont aider au débarquement, par exemple l’explosion de nombreux ponts, les sabotages des voies de chemins de fer… Le film de René Clément « La Bataille du Rail » (vous pouvez voir le film en 5 parties sur Dailymotion – partie 1, partie 2, partie 3, partie 4, partie 5suite et fin), sorti en 1945, est un film référence pour tous ceux qui veulent avoir une idée de la résistance au quotidien parmi le personnel des Chemins de fer français.

- Dans la nuit toujours, des milliers de soldats sont parachutés à l’arrière des côtes, dans des campagnes inondées par les allemands et transformées en marais. Leurs missions : s’emparer de quelques endroits stratégiques (routes, ponts) et tenir jusqu’à l’arrivée des troupes du débarquement. Malheureusement, beaucoup de parachutistes n’ont pas la chance de tomber sur de la terre ferme, et se noient dans les marais (charges de 40 kg). Certains paras ayant voulu sauté plus tôt se trouvent perdus (la riposte allemande sur les avions étant vigoureuse). Au final, + de 75 % des parachutés sont tombés en dehors de la zone prévue de parachutage. Ils se regroupent au fur et à mesure des rencontres dans la campagne humide et noire, tentant de mener à bien leur mission.

John Steel a dû son salut au clocher de l’église de Sainte-Mère-Eglise

Une anecdote : John Steel à Ste-Mère-L’Eglise – extrait du film « Le jour le plus long » de 1962

De nombreux paras vont atterrir au-dessus de Ste-Mère-l’Eglise tués avant même d’atterrir, en « plein vol », au dessus du village. John Steel, lui a eu la chance d’avoir son parachute qui s’est accroché à l’église. Il va ainsi assister au carnage qui se passe en dessous. Pendant deux heures, il va rester là….jusqu’à ce que les troupes alliées arrivent pour le délivrer.

Puis c’est au tour de l’armada navale et ses milliers de soldats d’entrer en guerre et d’essayer de prendre la côte.

Radio-Londres : « Ici la France » - Annonce le 6 Juin 1944 dans l’après midi du débarquement et discours du Général de Gaulle pour mobiliser les français à aider et combattre l’ennemi où qu’il soit. Pendant cette invasion de plusieurs années par l’armée allemande, les français avaient pris l’habitude et secrétement (c’était évidemment interdit) d’écouter leur radio pendant un quart d’heure pour écouter les nouvelles de Radio-Londres. Tous les jours, il y avait des messages codés (écoutez-les)….un message est resté dans la tête des français… »Les carottes sont cuites….les carottes sont cuites »mais il y en a eu beaucoup d’autres qui servaient à la Résistance Française. Celui du débarquement était « les sanglots longs des violons de l’automne ».

Après les premiers jours du débarquement, c’est l’organisation logistique qui se met en place et l’avancée des forces armées progressives à l’intérieur du pays.

Quelques témoignages des soldats américains et canadien et images du débarquement tirés d’une émission TV intitulée « histoire des armes de guerre » 1/32/33/3

Une autre page de chiffres : ceux du débarquement et des pertes humaines et matérielles. Il ne faut pas oublier les 20000 civils français qui ont péri dans ces bombardements ni les dommages causés aux villes de la côte.

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