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L’art de faire la bise en France

2011 novembre 16
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by marie

Faire la bise, il y a des étrangers que ça dérangent. Ce n’est pas dans leur culture, et c’est tout à fait compréhensible. Même pour les Français, il est quelquefois difficile de savoir s’il faut la faire ou pas. J’ai trouvé cette vidéo ci-dessous qui vous explique un peu comment faire la bise mais comme vous le verrez il n’y a pas de règles bien établies !

Le texte de vidéo ci-dessous :

« Simple comme bonjour » pour exprimer que quelque chose est facile. « Simple comme bonjour » mais il n’y a rien de plus compliqué que de se dire bonjour en France surtout pour un étranger. Car les Français ne se disent pas juste « Salut » ou ne se contente pas de se serrer la main comme les Allemands, ils se font la bise et faire la bise c’est tout un art.

Celui qui ne l’a pas appris dès le plus jeune âge, comme les petits Français  »Allez, fais une bise à tata Géraldine » ont souvent l’air maladroit. Un peu raide, l’étranger se penche en avant, lèvres pointues et bras ballants n’osant pas toucher l’autre, ne sachant pas par quel côté commencer, incertain s’il faut poser les lèvres ou faire comme si on embrassait l’air…Ne riez pas ! Les pauvres élèves allemands en échange scolaire connaissent tous ce terrible moment de gêne quand ils se trouvent face à leur famille d’accueil et que tout le monde n’a qu’une idée en tête : leur faire la bise !

Pour faire la bise, on doit se poser 4 questions !

. quand ?

. qui ?

. comment ?

. combien ?

QUAND ?

Quand on se retrouve pour les loisirs,  parfois le matin au travail et toujours quand on arrive chez des amis. Il est évident que le temps d’embrassade est proportionnel au nombre d’amis. Si vous débarquez dans une soirée où se trouvent déjà 15 personnes, vous avez le temps de mourir de faim avant de passer au buffet. Les Allemands, qui ont l’habitude de faire juste « Hallo » avec la main, trouvent ça toujours un peu fastidieux.

QUI ?

Il faut prendre en compte le lien familial, amical ou professionnel, l’âge et le statut de la personne. Par exemple, on ne fait pas la bise à son supérieur hiérarchique ou plutôt, on attend que ce soit lui qui vous la propose mais on s’embrasse abondamment entre collègues.

Les hommes, ça dépend. Ils s’embrassent parfois quand ils sont amis ou membres de la même famille, mais pas toujours. Entre jeunes, on s’embrasse beaucoup et les garçons semblent s’y mettre de plus en plus.

COMMENT ?

La bise crée une promiscuité immédiate. C’est un reniflement animalier et aussi une bonne base pour draguer. L’intensité, la durée et la conviction qu’on met dedans sont donc variables et il faut se confier à son feeling. Si on ne connaît pas bien la personne, il est conseillé d’agir avec retenue.

COMBIEN ?

Ah ! Nous voilà arrivés au problème du nombre.

. les Parisiens en font deux

. les Montpelliérains : 3  (habitants de la ville du sud de la France Montpellier)

. A La Turballe, on en fait 4 (sur la côte Atlantique)

. Dans le Gard c’est 3 et ainsi de suite…

Quand on ne sait pas d’où vient une personne, on peut facilement vivre un moment de flottement déstabilisant car il est très désagréable de tenter une troisième bise quand la personne visée se détourne déjà…ou de s’arrêter après deux bises quand l’autre meurt d’envie de vous en faire 4 !

Mais j’ai remarqué que même les Français ne savent pas avec précision combien de bises on fait selon les régions. On me dit qu’à Strasbourg c’est 2, puis 3, puis 2. Un originaire de Nemours affirme qu’ils en font 4, d’autres me certifient que c’est 2.

Pourquoi ces incertitudes ?

C’est qu’il y a un problème de classes sociales. En France, il faut savoir, il y va toujours de la distinction des classes sociales. Pour faire court, on pourrait dire que les bourgeois qui sont souvent radins, on le sait, se contentent de 2 bises tandis que les prolos (ouvriers) ne comptent pas et s’arrêtent rarement avant 4.

Bref ! Tout ça rend la vie compliquée aux étrangers qui ne savent jamais trop comment se comporter. Moi je trouve que les Français devraient éditer une petite carte de France de la bise qui indiquerait, région par région et classe sociale par classe sociale, le nombre de bises qu’on est censé faire lors de ses déplacements en France. A mon avis, ce serait aussi utiles aux touristes qu’aux autochtones.

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Les rues de Paris et l’hygiène à travers les siècles

2011 octobre 7
by marie

 

La ville de Paris, au cours des siècles, n’a pas toujours été aussi propre. Pendant longtemps les Parisiens ont jeté leurs ordures dans les rues, dans les fossés ou dans les rivières. C’est en analysant les déchets fossilisés qu’on a pu reconstituer la manière de vivre et de se nourrir des habitants sur une période de 2000 ans.

Au Moyen-Age, vers l’an 1000,

Paris ne sent pas bon. L’activité de la ville se situe dans les rues et au bord du fleuve. Les gens jettent leurs déchets, excréments et carcasses d’animaux dans la rue boueuse ou dans la rivière. Les résidus des tanneries, teintureries, boucheries.. aussi sont jetés dans les rues et rejoignent la Seine. Et les porteurs d’eau ramènent une eau souilléee aux gens de la ville qui la boivent ! De toute façon, prendre un bain, même avec une eau propre,  à cette époque est considéré comme préjudiciable pour la santé !

En 1185,  Philippe Auguste, ne supportant plus les mauvaises odeurs,  ordonne le pavage des rues principales et fait creuser des canaux et des fossés au centre de ces voies. A chaque épidémie et lors de sorties royales, des charretiers passent ramasser les immondices. Mais les mauvaises habitudes reprennent très vite le dessus. Quelques fontaines sur la rive droite de la Seine sont alimentées en eau provenant des sources de Belleville (on compte 6 fontaines vers 1400 et 17 fontaines vers 1500).

Au 13ème siècle et 14ème siècle,

on demande aux gens de nettoyer une fois par semaine devant leur maison et de ne pas laisser traîner leurs déchets malgré la présence de cochons qui évoluent librement dans les rues et en mangent une partie. On construit des puits (appelés Puits Punais) dans lesquels les habitants déversent leurs immondices. Ceci n’est pas bon pour les nappes phréatiques. Charles V en 1343, fait construire des fossés d’évacuation couverts pour éviter les odeurs puisqu’à cette époque on pensait que c’était les odeurs qui étaient porteuses de maladies.

MAIS, les gens ne font pas facilement les efforts qu’on leur demande, la Seine continue à charrier des immondices et c’est ce genre de pollution (ou « souillure » comme on disait à l’époque)  qui va entraîner des maladies comme la grande Peste Noire de 1347 qui fera des millions de morts en Europe et près de 80 000 morts à Paris.

En 1372 il devient obligatoire de crier « Gare à l’eau » trois fois avant de jeter ses déchets par la fenêtre !

Et pourtant, l’hygiène corporelle avait évolué depuis le Moyen-Age puisqu’on dénombrait à cette époque 26 bains publics qui vont être fermés au 16ème siècle pour cause de débauches dans ces lieux. Bravo pour la morale, dommage pour l’hygiène !

Au 15ème et 16ème

Louis XII et François 1er font nettoyer les rues et transporter les ordures à l’extérieur de la ville. Les boues puantes sont récupérées par les agriculteurs pour fertiliser leurs champs.  Mais la population n’est toujours pas obéissante et continue de jeter les ordures n’importe comment, et les eaux continuent d’être polluées . Ce qui fait que de nouvelles épidémies de peste se propagent. Grâce à l’insistance des médecins, on creuse des fosses à l’intérieur des maisons et on interdit l’élevage des cochons, lapins, pigeons…dans Paris (ordonnance de 1531).

En 1550, Henri II interdit les puits (trous punais) et impose une fosse dans toutes les maisons. C’est une bonne idée sauf que ces fosses sont poreuses et polluent les puits voisins. Il impose aussi un nettoyage fréquent des rues. En 1553, il faut encore sermonner les habitants qui continuent à jeter tout par les fenêtres ou dans les rivières !

Au 16ème siècle, sous Louis XII, on a l’idée de faire payer une taxe pour le ramassage des ordures et aussi pour financer l’éclairage des rues appelée « Taxe des boues et lanternes ». Mais la population est hostile à cette nouvelle taxe et l’idée est abandonnée.

Le début du 16ème siècle est marqué à Paris par une épidémie de coqueluche et à nouveau de peste en 1520.

Au 17ème siècle

Chiffonniers vers 1900

Les pauvres gens se transforment en « chiffonniers », c’est-à-dire qu’ils se mettent à fouiller les ordures pour y trouver des matières à recycler. Les cheveux vont servir à faire des perruques, les os à faire des bougies, les vieux vêtements ou tissus à faire du papier.

Henri IV s’occupe de l’alimentation en eau et construit la première machine hydraulique pour avoir de l’eau potable.

Louix XIV ne veut plus que Paris ait la réputation de la « ville la plus sale d’Europe ». Des tombereaux tirés par des chevaux passent régulièrement pour ramasser les immondices. De fortes sanctions sont données à ceux qui ne respectent pas les règles.

Au 18ème siècle, les gens remplissent les fosses sous les maisons de leurs excréments. Ces fosses sont vidangées une fois pleines. Mais ils restent quand même bon nombre de gens qui jettent tous les matins leur pot par la fenêtre ! Un ruisseau au milieu de la rue coule constamment, grossi quelquefois par les pluies ce qui oblige à avoir une petite passerelle que l’on peut déplacer pour passer par-dessus ce ruisseau devenu plus large.

Au 19ème siècle, le ruisseau central disparaît. Il y a désormais des trottoirs avec deux caniveaux de chaque côté de la rue. Le réseau d’eau potable et le tout-à-l’égoût font leur apparition.

En 1870 Louis Pasteur établit le lien entre l’hygiène et la santé.  Avec les découvertes de Pasteur, et le chamboulement des rues de Paris dû aux nouveaux quartiers haussmanniens, il devient urgent d’amener un peu d’hygiène dans les rues à la fin du 19ème siècle.                      1857 – Rue des Marmousets Paris (13e)→

       

C’est le Préfet de la Seine Eugène Poubelle qui va prendre deux arrêtés (en 1883 et 1884) qui vont obliger les propriétaires d’immeuble à mettre à la disposition des locataires des récipients communs munis d’un couvercle et ayant une contenance pouvant aller jusqu’à 120 litres.

Paris, à cette époque, a 2 millions d’habitants et de nombreux immeubles collectifs. Progressivement, les Parisiens vont apprendre à remplir leur récipient avec couvercle qu’ils vont spontanément appeler « poubelle ». (ce mot entre dans le Grand Dictionnaire Universel en 1890).

Monsieur Poubelle avait même pensé un tri sélectif un siècle avant nous mais ça ne s’est pas réalisé. Il souhaitait un récipient pour les matières putrescibles, un récipient pour les papiers et chiffons et un dernier récipient pour les débris de vaisselle, poterie et coquilles d’huîtres.

 

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Les falaises d’Etretat, source d’inspiration de nombreux peintres

2011 juillet 5

Les falaises d’Etretat sont classées Grand Site National. Elles font partie de la Côte d’Albâtre qui s’étire sur 120 km entre Le Havre et Le Tréport.  On l’appelle Côte d’Albâtre à cause de ses falaises de craie blanche comme l’albâtre qui s’élèvent à 60 – 120 mètres au-dessus du niveau de la mer – La Manche. Elles sont striées par endroits de couches de silex. Un sentier de grande randonnée sur le haut de ces falaises permet de se faire quelques frayeurs.

La mer ronge ces falaises friables d’environ 1 mètre tous les ans jusqu’à ce que le haut de la falaise s’écroule. Alors la craie se dissoud progressivement dans la mer, lui donnant une couleur gris laiteux et les couches de silex deviennent progressivement des galets ronds qui vont constituer les plages, la plage d’Etretat par exemple.

Etretat est un petit port de la région Haute-Normandie à l’égal des autres ports que l’on trouve dans les échancrures de ces falaises comme Le Tréport, Fécamp, Dieppe… Etretat doit sa réputation aussi à son arche crayeuse monumentale et à l’aiguille située derrière de 70 mètres de haut. Il y a la falaise d’Amont, la falaise d’Aval et la Manneporte.

Monet à Etretat (peint par Caillebotte en 1884)

Les falaises d’Etretat sont celles qui sont les plus connues au monde grâce aux peintres qui les ont rendues célèbres comme Claude Monet en particulier qui y a peint 80 tableaux, mais aussi Gustave Courbet, Barthold Jongkind, Camille Corot, Eugène Isabey, Eugène Delacroix, Eugène Boudin… Monet a peint ces falaises d’Etretat par tous les temps, et à différents moments de la journée. Il souhaitait saisir l’instant, l’impression, la luminosité tellement changeante de cet endroit.

Etretat est devenue une station balnéaire recherchée pendant près d’un siècle et demi. Des écrivains et musiciens y ont séjourné comme Guy de Maupassant, Offenbach, Gustave Flaubert, Victor Hugo, André Gide…

C’est à Etretat aussi, le 8 mai 1927, que Charles Nungesser et François Coli survolèrent pour la dernière fois le sol français dans leur avion « L’oiseau blanc ». Ils étaient partis du Bourget. Ils voulaient faire la traversée de l’Atlantique Nord sans escale et ce pour la première fois de la jeune histoire de l’aviation.  Malheureusement, il semble qu’ils se soient écrasés au large de Terre-Neuve n’atteignant jamais la côte américaine (il y a quelques mois on a retrouvé leur avion « L’oiseau blanc » près des côtes de Saint-Pierre et Miquelon – un blog lui est consacré « La recherche de l’Oiseau Blanc« ).

Un musée à leur mémoire se trouve sur la commune d’Etretat.

A la suite, les 20 et 21 mai 1927,   Charles Lindbergh accomplissait la traversée New-York / Paris sans escale sur le célèbre « The Spirit of St Louis ». LA TOUTE PREMIERE TRAVERSEE DE L’ATLANTIQUE SANS ESCALE REUSSIE !

Nungesser et Coli
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Le Viaduc de Garabit, le frère aîné de la Tour Eiffel

2011 juin 15
by marie
UN OUVRAGE D’ART, RÉUSSITE HUMAINE ET TECHNIQUE
LE PLUS GRAND OUVRAGE MÉTALLIQUE AU MONDE EN 1884
LA RÉUSSITE ET LA NOTORIÉTÉ POUR GUSTAVE EIFFEL !

Emission de la chaîne de télévision France 3 -Des racines et des ailes-
Cliquez sur le lien ci-dessus pour découvrir les superbes émissions « Des racines et des ailes » qui portent sur la France et d’autres pays aussi. Recommandé ! :)

Texte de la vidéo ci-dessous
Ce matin, Daniel est de service. A la tête de son train de voyageurs, il traverse les hauts plateaux de la région des Causses dans le Massif Central. Une petite ligne tranquille en pleine campagne. Mais le train doit ralentir. A l’horizon, la voie ferrée change de couleur et s’élance vers le vide.  Ici commence le viaduc de Garabit.

- Quand on arrive sur le viaduc on a l’impression que tout s’en va sur les côtés. On voit le vide de partout.

Le viaduc de Garabit, un géant de métal classé monument historique en plein cœur du Cantal.

- On a l’impression d’être suspendu. Depuis que je roule c’est vraiment le seul viaduc où on a cette sensation-là ! Moi je me régale à monter sur ce viaduc. C’est un ouvrage qui est vraiment magnifique.

L’arche monumentale fait 125 mètres de long sur  122 mètres de haut. Ce viaduc construit par Gustave Eiffel  en 1884 a été le plus grand ouvrage métallique du monde. Patricia Vergne Roches c’est une enfant du pays, elle enquête depuis plusieurs années pour reconstituer toute l’histoire de Garabit. Ce jour-là, guidée par un agent de la SNCF, elle pénètre pour la première fois dans le viaduc à l’intérieur du tablier. Devant nous, un interminable tunnel, presque un demi kilomètre de structure métallique.

- Garabit c’est le grand frère de la Tour Eiffel. Il a été construit 5 ans avant et vraiment à tout point de vue, au  niveau technique c’est vraiment ce qui va préparer et permettre d’envisager l’édification d’une tour de 300 mètres sur le Champ de Mars à Paris. Voyez,  quand vous regardez la structure, les croix de Saint-André, les structures horizontales, vraiment  ça rappelle exactement la physionomie de la Tour Eiffel.

Même structure, mêmes audaces, mêmes ingénieurs. Ce viaduc a permis d’expérimenter les techniques de constructions utilisées pour la Tour Eiffel. Un ouvrage modèle donc dans l’histoire de l’architecture métallique. Un emblème aussi du style Eiffel. Un style qui allie la performance à l’esthétique.


Le pont Maria Pia à Porto au-dessus du Douro (Portugal – 1877)

En savoir plus : tous les livres et DVD sur Gustave Eiffel  

Gustave Eiffel a 46 ans lorsqu’on fait appel à lui pour bâtir le viaduc. Il vient de réaliser un pont célèbre à Porto, le Maria Pia. Ce pont lui inspire le viaduc de Garabit. Car le défi est le même, il faut enjamber la vallée grâce à une arche monumentale. Des tonnes de poutres métalliques sont donc acheminées depuis Paris jusqu’ici, dans cette région du Cantal déserte, complètement isolée à l’époque. Le pari  est un peu fou.

-  La charpente métallique qui a été usinée par la société d’Eiffel à Levallois-Perret  était  acheminée par des camions hippomobiles (tirés par des chevaux), ça donne un petit peu l’idée du trafic de l’époque jusqu’à la gare la plus proche. Elle arrivait jusqu’à Neussargues. Et de Neussargues au lieu-dit Garabit où il n’y avait rien, il fallait transporter en fait toute la charpente métallique sur des charrois qui étaient tirés par 6 à 8 chevaux ou bœufs. Cela varie selon les sources retrouvées.

Sur place, 400 hommes vont être embauchés, français et italiens. Un village est construit. Et le viaduc sort de terre. Un ouvrage audacieux, d’une résistance à toute épreuve. L’ascension de ce viaduc plutôt raide nous permet de découvrir les secrets de sa conception. Le premier d’entre eux : au pied de l’arche.

-  Eh bien, c’est la rotule, les rotules qui sont à chaque extrémité de l’arche. Et donc, ces rotules ont la particularité justement de permettre au viaduc une certaine flexibilité. Et c’est très important parce que vous n’êtes pas sans savoir que le fer se dilate et se rétracte en fonction de la température, donc il faut une certaine souplesse et ces rotules permettent cette flexibilité.

Les ingénieurs d’Eiffel se sont livrés à des calculs extrêmement complexes et précis. Ils savent qu’ils ne sont pas à l’abri d’un accident. Témoin, cet autre viaduc édifié par Eiffel dans la Creuse. Il s’est effondré pendant la construction, balayé par une violente tempête. Le viaduc sera reconstruit mais Eiffel et ses ingénieurs ne cesseront plus de lutter contre leur pire ennemi le vent.

Notre ascension continue à l’intérieur de l’arche, une arche aérienne qui culmine à presque 100 mètres au-dessus de l’eau. Un travail titanesque pour l’époque car le montage de ce viaduc a été réalisé sans aucun échafaudage.

- L’ingéniosité d’Eiffel, à ce moment-là, c’était le montage en porte-à-faux de l’arche. C’est-à-dire de partir de chacune des extrémités sur les plateformes en granit et de faire se rencontrer les deux parties de l’arche. Nous arrivons au sommet de l’arche métallique. Donc c’est ici que les deux moitiés d’arc métallique se sont rejointes au millimètre près. C’est vraiment très impressionnant ! Et imaginez qu’à l’époque les conditions de sécurité n’étaient pas celles que l’on voit aujourd’hui sur les chantiers. A l’époque, c’était un tout petit filet qui était en bas et c’était le seul moyen de sécurité pour les ouvriers.

Ce chantier difficile a duré 4 ans et il se termine en beauté.

- Le chantier de Garabit est vraiment une réussite. A tout point de vue, les délais sont tenus, le budget est respecté et c’est le début de la grande notoriété, la grande célébrité d’Eiffel.

Eiffel vient de réaliser un exploit humain et technique. L’ingénieur, ici au centre, savoure sa réussite. Son viaduc est le plus grand du monde, l’arche plus haute que Notre Dame de Paris et la colonne de la Bastille réunies. On célèbre sa hardiesse mais aussi son élégance.

Non loin de là, à Saint-Flour, dans la bibliothèque de l’ancien séminaire, Patricia nous fait découvrir quelques journaux d’époque témoins de la grande notoriété de Garabit.

- On a beaucoup parlé du viaduc de Garabit dans de nombreuses revues, que ce soit à l’étranger ou en France ; des revues plus spécialisées ou des revues plus grand public et de notoriété puis, évidemment, il y a eu de nombreuses représentations de ce beau viaduc. Il tenait une grande place dans le journal de l’époque avec la locomotive et son panache. Ce viaduc est vraiment un ouvrage audacieux et on a l’impression que le terme d’ouvrage d’art a vraiment été inventé pour lui.

Pureté de la ligne, légèreté, transparence, puissance, c’est le style Eiffel. Eiffel ingénieur mais aussi créateur d’ouvrages d’art, une figure emblématique de son époque, inventive, moderne et marquée par l’essor du chemin de fer.

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La dune du Pyla, la dune la plus haute d’Europe

2011 mai 25
by marie

La Dune du Pyla (ou Pilat) se situe en bordure d’Océan Atlantique à 60 km de Bordeaux dans le village nommé Teste de Buch exactement.

Elle mesure entre 100 et 117 mètres de haut. Sa hauteur n’est pas exactement définie car elle est en perpétuel mouvement. Elle avance de 4 mètres par an vers l’intérieur des terres (vers l’Est). Sa largeur est de 500 mètres et sa longueur est de 2,7 kilomètres.

C’est la dune la plus haute d’Europe. Sa formation est assez récente contrairement à ce que l’on pourrait penser. En 1855, elle ne mesurait que 35 mètres de haut.

La formation de cette dune serait due à la présence, au 18ème siècle, d’un énorme banc de sable qui se situait en avant de la côte actuelle. C’est la poussée des vents marins qui a fait s’accumuler le sable fin sur la côte.

Comme elle avance de 4 mètres par an, elle absorbe progressivement la forêt qui se trouve derrière, les maisons et quelques blockhaus restant de la seconde guerre mondiale. Elle est classée « grand site national ».

Ci-dessus un petit livre bien pratique « Le guide vert » (ou le guide Michelin) qui existe pour chaque région de France, ici, la région Aquitaine (les guides Michelin pour les pays étrangers existent aussi). Ce petit livre est connu à travers le monde. Tout ce qu’on doit savoir sur une région est écrit dedans, l’essentiel.

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Hôtel GEORGE V*****

2011 mai 10
by marie

Site web de l’hôtel George V

31, avenue George V - Paris 8ème

244 chambres dont un quart sont des suites (30 avec terrasses privées)

Prix des chambres de 750 environ à 11000 euros

L’hôtel George V a ouvert ses portes en 1928, pendant ce qu’on appelle « les années folles » et est dès cette époque un hôtel de luxe avec salle de bain dans chaque chambre et « taxi privé aérien » en liaison avec les capitales européennes, les champs de course de Deauville et les plages du Touquet. L’hôtel porte le nom du roi britannique George V en raison des excellentes relations franco-anglaises pendant ces années 1930.

A l’ouverture de l’hôtel, la presse anglo-saxonne fut emballée par la netteté des lignes de façade en pierre blanche et par son style moderne français Art Déco tranchant avec le style haussmannien. Très rapidement, de nombreuses personnalités du monde du spectacle et des arts vont fréquenter l’hôtel ainsi que des hommes d’affaires internationaux et autres personnalités. La clientèle est, à cette époque, majoritairement américaine (la traversée de l’Atlantique se fait alors en bateau – arrivée dans les ports de Cherbourg et du Havre). Parmi les premières personnalités à avoir séjourné à l’hôtel George V on compte Greta Garbo, Marlène Dietrich, Gene Kelly, Gary Cooper, Vivian Leigh, Burt Lancaster, John Wayne, et plus tard les Rolling Stones, Beatles…

Au fil des ans et surtout grâce au deuxième propriétaire de l’hôtel François Dupré grand amateur d’art, l’hôtel va s’enrichir d’oeuvres d’art.

L’actuel propriétaire (depuis 1997) est le Prince Al Walid Bin Talal (chaîne hôtelière Fours Seasons Hotels & Resorts). L’hôtel s’est depuis complètement transformé tout en gardant ses caractéristiques et oeuvres d’art.

Le cadre de cet hôtel reconnu comme l’un des plus prestigieux de Paris et du monde entier a souvent servi à des évènements majeurs comme :

- en 1929, la réunion des experts chargés du réglement des réparations de guerre. L’hôtel se transforme alors en succursale de la « Société des Nations »

- en 1930, l’hôtel accueille Coste et Bellonte après leur premier vol transatlantique sans escale entre Paris et Dallas via New-York.

- 1944, le général Eisenhower installe dans l’hôtel son quartier général (après la libération de Paris en Août 1944).

- des conférences de presse tenues par des présidents tels que Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterand, Jimmy Carter, Richard Nixon…

 

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Hôtel LE FOUQUET’S*****

2011 avril 13

Cliquez sur l’image pour avoir la musique
La fameuse brasserie-restaurant : 99 avenue des Champs-Elysées – Paris 8ème
Hôtel : 46, Avenue George V – Paris 8ème
Le Fouquet’s est situé à l’angle de l’Avenue des Champs-Elysées et de l’Avenue George V.
Le restaurant/brasserie « Le Fouquet’s » et « Le Bar de l’Escadrille » sont très célèbres depuis plus d’une centaine d’années. Ils sont tous deux répertoriés au Monuments historiques. Ce sont des lieux qui ont toujours été fréquentés par les artistes et gens de culture et aussi par les tous premiers aviateurs (d’où le nom d’Escadrille) au début du XXème siècle. Aujourd’hui c’est un endroit prisé des gens du show-business et du Tout Paris. De nombreuses fêtes y sont données et notamment celles d’après la Cérémonie des Césars (Cinéma) et la Cérémonie des Molières (Théâtre) tous les ans.
C’est en 1899 que Louis Fouquet, limonadier, ouvre son bar au nom à consonnance anglo-saxonne « The Criterion-Fouquet’s Bar ». La mode était à l’américanisme à cette époque. Il se situait au rez-de-chaussée d’un immeuble de 1863 et sur l’emplacement d’un petit café pour cochers.
Paroles « Le Bar de l’Escadrille » Marie-José
En 1906, c’est l’aéronaute brésilien Alberto Santos-Dumont qui ouvre un bar « Le Bar de l’Escadrille » au fond de la salle du rez-de-chaussée. C’est là le rendez-vous de premiers héros de l’aviation naissante particulièrement pendant la guerre 14-18. Ci-dessus, une chanson en l’honneur des courageux aviateurs.
A ces deux endroits chargés d’histoire (« Le Fouquet’s » et « Le Bar de l’Escadrille » il faut rajouter, un restaurant gastronomique « Le Diane », « Le Bar Lucien » (comme Lucien Barrière) et la « Galerie Joy », salon de thé.
L’Hôtel de luxe cinq étoiles qui complète l’endroit a été inauguré en novembre 2006. Il s’étend sur 5 bâtiments de style haussmannien (ou rappelant le style haussmannien). L’hôtel est composé de 107 chambres dont 40 suites. Les prix vont de 750 euros la plus petite chambre à 8500 euros pour la Grande Suite de Paris ((535 m²). Bien sûr on y trouve un spa, une piscine et une salle de fitness.
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LES HOMONYMES

2011 mars 25
by marie

HOMONYMES

VOCABULAIRE PAR L’IMAGE

C’EST PAR LÀ

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La France et le nucléaire

2011 mars 14
by marie

La France est la deuxième puissance nucléaire au monde après les USA, avec 19 centrales et 58 réacteurs.

L’industrie nucléaire est apparue en France dans les années 50-60. La première centrale nucléaire, celle de Marcoule dans le sud-est de la France, date de 1956 (la toute première sur la planète date de 1951 aux USA).

A partir du choc pétrolier de 1973, les différents gouvernements français choisissent l’option nucléaire pour dépendre le moins possible d’une énergie – comme le pétrole – achetée à l’étranger. En 2004, l’énergie nucléaire couvrait presque 80 % des besoins en électricité en France.

 

Aujourd’hui, en 2011, on compte 19 centrales et 58 réacteurs. En 2012, un réacteur d’un nouveau genre appelé « EPR » (European Pressurized Reactor) devrait voir le jour aux côtés de 2 réacteurs déjà présents sur le site de la centrale nucléaire de Flamanville en Basse Normandie.

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Hôtel PLAZA ATHENEE*****

2011 février 24
by marie

Cliquez sur le ↑↑  diaporama ↑↑ pour la musique

25, avenue Montaigne – Paris 8ème arrondissement

Site web du Plaza

Le Plaza Athénée fête ses 100 ans cette année. Il a fini d’être construit en 1909 et a été inauguré en 1911. Il est situé proche des Champs-Elysées, de la Tour Eiffel et des quais de la Seine, dans un quartier aux enseignes de luxe comme Chanel, Dior, Valentino, Prada, Louis Vuitton, Calvin Klein, Hermès…

C’est un hôtel de 8 étages de style haussmannien avec 146 chambres et 45 suites. Les prix vont de 715 euros pour les chambres les plus « simples » jusqu’à 22000 euros pour la Suite Royale pour une nuit. Deux suites sont particulièrement remarquables, la Suite Royale, une des plus grandes des palaces parisiens avec 450 m² et un décor d’exception, et la Suite Eiffel Terrasse avec une vue directe sur la Tour Eiffel de toutes les pièces même dans la salle de bain et une terrasse de 28 m² avec  une vue sur Paris à 360°.

Le Plaza Athénée fête ses 100 ans cette année. Il a été inauguré en 1911. Immeuble haussmannien à la couleur dominante   »rouge Plaza ».

Les deux derniers étages sont de style Art Déco et le reste de l’hôtel est d’un style classique Louis XV, Louis XVI et Régence.

Aux commandes des 5 restaurants du Plaza, le Chef cuisinier Alain Ducasse (le Chef cuisinier le plus étoilé du monde), 3 étoiles au Guide Michelin. Alain Ducasse possède son propre restaurant à l’intérieur du Plaza Athénée.

De nombreuses personnalités internationales sont passées au Plaza comme Joséphine Baker, Rudolph Valentino, Maurice Chevalier, Grace Kelly, Gary Cooper, Jackie Kennedy, les Ford, les Rockfeller, le roi Fayçal 1er, Marlène Dietrich…

Le Bar du Plaza a été récompensé du prix du « Best Bar Experience » lors de la remise des prix des « Best of the Best Virtuoso Awards » en août 2007 à Las Vegas. L’endroit où il faut voir et être vu !

UN PEU D’HISTOIRE

1906-1909 – Construction de l’hôtel dans le style haussmannien comme tous les quartiers du centre de la capitale (voir article sur Haussmann dans ce blog)

1911 – Inauguration de l’hôtel qui accueille, au début, une clientèle d’artistes de la musique dû à la présence du Théâtre des Champs-Elysées tout à côté.

1939-45 – Pendant la seconde guerre mondiale, l’hôtel sert d’abord au commandement allemand puis au commandement américain.

2000 – L’hôtel est entièrement rénové. Alain Ducasse installe son restaurant au Plaza et un bar est créé qui va devenir un lieu très tendance à Paris.

2005 – Création de la Suite Royale – 450 m² -

2006 – Création de la Suite Terrasse Eiffel – avec une vue sur la Tour Eiffel depuis toutes les fenêtres de la Suite.

2008 – Ouverture du Dior Institut

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